Autodidacte, il mettra de nombreuses années à se dégager des influences de certains peintres expressionnistes. C’est dans l’huile, après une lente maturation privilégiant le grand format, qu’il donnera à voir un langage singulier et direct.

Les recettes à partir de techniques qui se répètent, s’effondrent, et la volonté du « bien peindre » issue du mental ne satisfont pas sa faim. Sans cesse à la recherche d’un espace possible antérieur à la fabrication de l’image, un autre intérêt va émerger du gris, un objet tranchant et fluide né sur le fil d’un rasoir, un percept pur, une picturalité éclose du « sale ».

Une peinture de soif qui appelle le désir de voir par le corps, au-delà du « plans-couleurs-matières », au-delà du regard que nous portons sur l’image : un objet mystérieux qui se dérobe.